La ville de Bujumbura se trouve dans l’Ouest du Burundi, sur les rives du lac Tanganyika. La carte de la Mairie de Bujumbura montre qu’elle est entourée par la province de Bujumbura : au nord par la commune Mutimbuzi, à l’est par les communes Isale et Kanyosha et au sud par la commune Kabezi.
Avec une superficie de 86,54 Km², le relief est caractérisé par une plaine de basse altitude qui se relève d’Ouest en Est avec 774 m d’altitude au bord du lac et 1.000 m au pied des contres forts de la région naturelle du Mumirwa.
Le climat est relativement chaud avec une température allant de 20 à 30°C. La pluviométrie moyenne est de 1.000 mm/an.
Selon le dernier recensement général de 1990, la Mairie de Bujumbura comptait 235.440 habitants. La Mairie comptait alors 9 zones et elle est composée actuellement de 13 communes. Sur base des données fournies par les communes, la population s’élèverait aujourd’hui à environ 550.000 habitants.
Historique de la ville de Bujumbura
Mercredi 6 juin 2007
La ville de Bujumbura a été fondée en 1897. Du nom de baptême USUMBURA, alors Capitale du Ruanda-Urundi, la petite ville fut longtemps caractérisée par la séparation de la zone "européenne" et de la zone "indigène et fut l’objet des convoitises des puissances occidentales et orientales. Les Allemands, fondateurs de la ville, resteront à Usumbura jusqu’à la fin de la première guerre mondiale.
Dès 1918, l’Union Douanière du Ruanda-Urundi et du Congo Belge a fait de Usumbura la capitale économique et politique. Les commerçants, surtout d’origine asiatique et grecque, affluent alors vers la capitale et la construction de nouveaux quartiers devient une urgence pour accueillir les nouveaux venus.
AVENEMENT DES BELGES, NAISSANCE DU VILLAGE DE BUYENZI.
La fin de la première guerre mondiale correspondra à l’avènement de la tutelle belge. En effet, l’administration belge lotit le village de Buyenzi en 1938, qui deviendra le Centre Extra-Coutumier du Camp Belge A à l’Est de Buyenzi. Le Camp Belge B sera loti entre l’actuel Boulevard de l’UPRONA et l’Avenue de l’Université.
A partir de 1945, se multiplient d’autres centres coutumiers au Sud de la Ntahangwa. Il fallait loger la main d’œuvre africaine. Ainsi, l’Office des Cités Africaines (OCAF) s’avérera comme solution au problème du logement. 2.441 logements seront regroupés entre le quartier 1 et 5 de l’actuelle commune urbaine de NGAGARA.
A la même époque, les quartiers Kamenge et Kinama voient le jour. Le Quartier Cibitoke sera créé en 1963 par nécessité d’accueillir les habitants déplacés par la montée des eaux du lac. Entre temps les quartiers du Nord de la Ntahangwa et de Nyakabiga se densifient et s’étendent. Les Quartiers Rohero I ou quartier résidentiel resteront longtemps le domaine "européen".
LA COMMUNE URBAINE S’ELARGIT RAPIDEMENT.
La densification des quartiers périphériques a obligé la ville à s’étendre, empiétant sur le périmètre rural. Les quartiers Mutanga, Ijabe, Musaga, Kinindo ont été récemment aménagés. Les quartiers comme Gasenyi, Gihosha, Mutakura, Gikungu et Buterere viennent d’être intégrés tout récemment dans la circonscription urbaine. Cependant, cet élargissement doit prendre en compte la situation géographique de la ville.
Ainsi le lac Tanganyika menace régulièrement certains quartiers par des débordements fréquents qui provoquent des dégâts. Ce fut le cas dans les années 1960, lorsque le quartier industriel fut inondé par une brusque montée des eaux.
L’Ordonnance Ministérielle n° 530/1279 du 22 septembre 2005 portant découpage administratif du Burundi confère 17 Provinces au pays, et un statut spécial pour la ville de Bujumbura. En attendant une loi spécifique sur la Mairie de Bujumbura, elle est composée de 13 communes : Buterere, Buyenzi, Bwiza, Cibitoke, Gihosha, Kamenge, Kanyosha, Kinama, Kinindo, Musaga, Ngagara, Nyakabiga et Rohero.
Voir ici les quartiers de la ville de Bujumbura